Alida Mensah a toujours été complexée par sa taille. Adolescente de 16 ans, elle veut réaliser le rêve que sa mère avait pour elle : devenir une grande sprinteuse, la meilleure de toutes. Alors, Alida court. Elle s’entraîne chaque jour après le lycée. Elle gagne des courses et fait la fierté de sa mère qui, autrefois, jeune Gabonaise au lycée d’État de Port-Gentil, se voyait reine du 200 mètres.
Mais à son époque, elle n’avait ni les équipements ni l’encadrement nécessaires pour espérer un rêve olympique. On disait alors que le sport ne menait à rien dans le pays et qu’il fallait se consacrer entièrement aux études pour devenir médecin, ingénieur ou avocat.