Komlan Dossou, on l'appelle « le Patron ». Parti de rien, il a bâti un empire au Port Autonome de Lomé et fait vivre quinze personnes, une femme, des enfants, une mère, un village entier. Dehors, le granit. Dedans, un homme épuisé que personne n'a jamais pensé à abriter.
Toute sa vie, Komlan a aimé dans la seule langue qu'on lui ait apprise : payer, pourvoir, se taire. Une langue que personne autour de lui ne sait lire, surtout pas Afiavi, sa fille du dehors, l'enfant de la chaise vide, qui grandira en cherchant son père dans tous les mauvais bras.
Deux voix, deux solitudes qui se répondent sans jamais se croiser à temps.
La Chaise vide est l'histoire d'un père qu'on a détesté avant de comprendre, trop tard, tout ce qu'il portait en silence.