Mon cher Gérald, merci d’avoir partagé votre histoire avec nous. Les hommes ont des réticences à dire leurs peurs, leurs insuffisances, leurs échecs. On apprend aux garçons dans nos sociétés africaines à être forts, à serrer les dents, à tenir ferme. Mes oncles disaient à mes frères : « Un homme ne pleure pas, il serre le poing et il avance. » C’est beau d’être fort ; mais c’est aussi beau d’être capable de trouver au fond de soi l’espace nécessaire pour dire : « Je suis exténué, je n’en peux plus, je me sens mal. »
Votre histoire nous rappelle le rôle des parents, qui est de protéger l’enfance. On a échoué sur toute la ligne si l’on en vient à attendre d’un enfant qu’il nourrisse toute une famille. C’est triste à lire. C’est d’autant plus triste qu’aujourd’hui, plusieurs enfants sont les pourvoyeurs dans leurs familles. Gageons que Dieu sache étendre sa main où il faut pour que ces enfants ne perdent pas toute innocence et puissent encore avoir des rêves.
Je ne parlerai pas de Madame la Députée car j’ai beaucoup de mal avec toute idée de prédation. Je ne supporte pas cela. User de sa force, de son statut social pour asservir les gens, je ne le supporte pas. Dieu veille sur votre famille. En acceptant cette dot, ils ont accepté d’être éternellement assistés, voire des mendiants.