<<< Arrête de faire comme les filles, mani ! On n’est pas là pour chatter pendant des heures. Tombe seulement. On t’attend.<<<
Hum ! En lisant ce dernier message me venant d’Ice, je comprends que le séjour à Libreville sera « tendu ». Je veux dire que ça va être mortel. Enfin, je veux dire que cela fait 5 longues années que madame ma mère, La Reine Mère, m’a exilé ici en France sans possibilité de retour avant l’obtention de mon master ! Attestation de réussite en poche depuis ce matin, je suis en lévitation. J’ai le cœur qui chante et l’esprit tellement léger que cela me donne envie de danser, là, dans la rue. Les passants pourraient me prendre pour un fou. Mais, seuls les vrais savent l’effet que peut produire la possibilité, que dis-je, l’imminence d’un retour aux sources. À l’instant, j’ai envie de lever les bras et de crier : « Loubev, j’arrive ! »
Plus personne ne peut me retenir. Je dis bien, plus personne ! Même pas ma vieille ! Enfin, je veux dire, ma mère. Je pète les plombs si je reste une semaine de plus ici, à Bordeaux !
Dans ma tête, une chanson me vient sitôt que j’ai passé le pas de la porte de mon appartement. Je me mets à chanter ce titre de l’artiste Ivoirien Meiway:
Gabon serre-moi, Gabon serre-moi.
En fait, ceux qui ne me verront pas à Libreville, auront tort. J’ai 4 ans d’absence à rattraper.