— Embrasse-moi.
— Ton père ne va pas aimer.
— Je m'en fous.
Il ne m'embrasse pas. Il me soulève et me dépose sur la table. Je porte une chemise longue, celle que je lui avais volée une fois, juste pour son odeur.
Sa main effleure ma cuisse, remonte lentement jusqu'à ma hanche. Ses doigts s'arrêtent, hésitent. Je sens son regard sur moi, ce mélange de désir et de peur qui le rend fou.
— T'as pas mis de culotte.
— Oui. Et alors ? Je te veux.
Il reste immobile, sa main toujours sur ma hanche. Ses doigts serrent un peu plus, comme s'il cherchait à se raccrocher à quelque chose.
— Je ne sais pas baiser doucement, Zoé.
Son regard est dur, presque un avertissement. Il veut me faire peur, me faire reculer.
Je me penche vers lui, ma bouche frôle son oreille.
— Je m'en fous.
Ma main glisse sur sa nuque, attirant son visage tout près du mien.
— J'ai tellement hâte de te sentir en moi, Max. Profondément. Fort.
Son souffle s'accélère contre ma joue. Il ferme les yeux une seconde, comme pour résister à quelque chose d'immense.
— C'est juste pour trois semaines, murmure-t-il. Après, ton père revient.
— Trois semaines pour s'aimer, je souffle. Ça te suffit pas ?
Il rouvre les yeux. Ils sont noirs, brûlants, perdus.
— Je sais pas si ça me suffira.
Je souris. Ma main descend le long de son torse, s'arrête sur sa ceinture.
— Alors arrête de réfléchir.
Je m'appelle Zoé, j'ai vingt-deux ans. Lui, c'est Max. Il est terriblement beau, il a quarante ans, et il est le meilleur ami de mon père. Un papa canon que j'ai appris à désirer en secret.
Je suis vierge, et je veux que ce soit lui qui me prenne pour la première fois.
Il m'a longtemps résisté.
Ce soir, il n'aura plus le choix.
Moi non plus.